Michel Potier Quartiers Nord Montgeron. Mon grand : Père Victor Dallier

Référence de cet article : www.ancestramil.fr.

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image2    Le Souvenir Français - Comité de Loudun.


1914

Le 289e régiment d’infanterie quitta Sens le 9 août 1914 ; composé en majorité de Parisiens et de Bourguignons de l’Yonne, il partit avec enthousiasme pour une guerre que tous pensaient devoir durer six mois.

1915

Le bombardement du cimetière de Souchez, le 20 juin, fut un des épisodes les plus sanglants de cette période.

Les combats cessèrent ou diminuèrent d’âpreté jusqu’à la fameuse attaque du 25 septembre, attaque qui avait lieu le même jour sur un très vaste front en Artois et en Champagne.

Le 289e se trouvait, à cette époque, face au talus des Zouaves, premier échelon de la cote 140, du haut de laquelle on dominait la plaine de Lens.

La 20e compagnie doit constituer la première vague d’assaut avec ses quatre sections en ligne et sortir de la parallèle de départ, sape Floquet, à 12 h. 35.

Le bombardement préparatoire fut violent et bouleversa les lignes allemandes de doublement et de soutien, mais le tir trop long laissa intacte la première ligne et particulièrement les réseaux de fil de fer ; cette première ligne épargnée reçut les garnisons allemandes des tranchées d’arrière qui s’y réfugièrent de sorte que l’assaillant trouva devant lui une ligne exceptionnellement forte.

A l’heure de l’assaut, le commandant MAYADE est dans la tranchée de départ auprès du lieutenant ROUZEAU, commandant la 20ème compagnie. A 12 h. 35, le lieutenant ROUZEAU sort de la tranchée, la main levée indiquant la direction de l’ennemi ; trois sections seulement sortent (les 2e, 3e, et 4e) et se lancent en avant. Ils se heurtent à des fils de fer intacts et à des adversaires résolus qui les reçoivent à coups de grenades ; les mitrailleuses qui flanquent le front ennemi les couvrent de balles.

Le lieutenant ROUZEAU est tué sur les fils de fer, le sous-lieutenant DAVID, l’adjudant ORSINI et l’adjudant CHAIX, blessés ; ceux qui purent échapper aux balles rentrèrent à la nuit, en rampant dans les tranchées.

Le sous-lieutenant BERNARDI, commandant la 1re section intacte, reforma la compagnie réduite à un peu plus d’une section.

Des trois sections qui avaient suivi le commandant de compagnie, 70 hommes étaient tués ou blessés, les trois chefs de section étaient blessés, le commandant de compagnie tué

Le commandant MAYADE est blessé dans la tranchée de départ ; le colonel RÉGNIER, lui aussi reçoit une balle de shrapnell dans l’épaule, au début de l’attaque.

Le commandement du régiment est pris par le commandant BRUGIRARD, bientôt nommé lieutenant-colonel. Cette attaque fut la dernière que fit en Artois le 289e ; il occupa et organisa le terrain conquis, progressant à la sape jusqu’à la route de Givenchy.

Ce fut un des secteurs les plus rudes et un des hivers les plus pénibles que celui qu’il passa dans la glaise d’Artois. La guerre de mine commença pendant cette période. Le lieutenant ROBICHON périt glorieusement en occupant un entonnoir creusé par l’explosion d’un fourneau de mine.

1916 1917 1918    Voir article cité en référence